Népal–Tibet : plus de 500 morts, un lac de barrage menace encore les secours
Trois jours après l’effondrement d’un glacier à la frontière himalayenne, le bilan s’alourdit. Quatre Français restent portés disparus.

Le 26 août, un pan de glacier et de roche s’est détaché à la frontière du Népal et de la région autonome du Tibet. La masse a fondu dans la vallée, gonflé les rivières — notamment la Trishuli — et emporté villages, chantiers et routes. Vendredi 28 août, trois jours plus tard, le bilan humain continue de monter. Les chiffres bougent encore. Ils ne se discutent plus : la catastrophe est majeure.
Un bilan encore ouvert
Côté népalais, les autorités ont franchi le cap des 500 morts dans la journée. Un décompte relayé en fin de matinée par Deutsche Welle faisait état de 538 décès (contre environ 390 la veille). Associated Press a cité plus tard un chiffre de police autour de 553. Reuters, plus tôt, parlait de 469 corps identifiés. Nous retenons, à l’heure où ces lignes sont closes, plus de 500 morts au Népal, bilan provisoire.
En Tibet, les médias d’État chinois ont porté le décompte local à cinq morts. Les disparus, eux, se comptent en centaines des deux côtés : 977 au Népal selon l’autorité nationale de gestion des catastrophes ; 558 dans le comté de Gyirong d’après la presse officielle chinoise, dont 260 étrangers. Des milliers de personnes ont été évacuées ou hélitreuillées dans le Rasuwa, le Nuwakot et le Dhading.
La Croix-Rouge internationale estime à près de 93 000 le nombre de personnes ayant besoin d’aide. L’Unicef a fait état de milliers d’enfants concernés et d’écoles détruites.
Un lac formé par les débris
Le danger n’est pas seulement derrière. Les débris ont barré un cours d’eau et formé un lac de barrage. Vendredi, l’armée népalaise a suspendu des rotations d’hélicoptères pendant plus d’une heure, le temps d’évaluer un débordement. Un responsable local du Rasuwa, Narendra Pariyar, a indiqué que le lac avait « rompu ses berges » et que le niveau de la rivière montait — propos rapportés par DW. Les secours ont ensuite repris. Côté chinois, le ministère des Ressources en eau a décrit un volume déjà considérable, avec un risque de nouvelles arrivées d’eau.
Le Népal a indiqué ne pas demander, pour l’heure, d’équipes étrangères de recherche : les forces de sécurité nationales mènent l’opération. L’Inde, le Japon, le Pakistan et la Corée du Sud ont annoncé des aides. Kamal Kishore, du bureau de l’ONU pour la réduction des risques, a résumé : la catastrophe « n’est pas encore tout à fait terminée ».
Quatre Français recherchés
L’office du tourisme népalais a recensé au moins quatre ressortissants français parmi les disparus, un point repris par TF1 et RTL. Le Quai d’Orsay avait indiqué, dès mercredi soir, que 80 Français s’étaient signalés au Népal via Fil d’Ariane, sans confirmer leur présence dans la zone touchée — précisions rapportées par franceinfo. D’autres nationalités (Inde, États-Unis, Corée du Sud, Malaisie) figurent dans les listes consulaires.
La cause physique fait l’objet d’un consensus scientifique provisoire : effondrement glaciaire / avalanche de glace et de roc, et non une simple mousson. L’ICIMOD, basé à Katmandou, et des géomorphologues cités par les agences décrivent un collapsus de substratum emportant une partie du glacier vers la vallée.
Les décomptes cités sont ceux des autorités népalaises et chinoises, recoupés le 28 août 2026 par AP, Reuters et DW. Ils peuvent encore être révisés.
Sources
Synthèse originale REACTUS, rédigée le 28 août 2026. Aucune phrase n’est reprise telle quelle des dépêches.
- Associated Press, live du 28 août 2026 — Népal–Chine
- Reuters, 28 août 2026 — interruption des secours, lac de barrage
- Deutsche Welle, 28 août 2026 — bilan au-delà de 500 morts
- TF1 Info — quatre Français disparus selon l’office du tourisme népalais
- RTL — même décompte, bureau népalais du tourisme
- franceinfo — Fil d’Ariane : 80 Français signalés au Népal
